Dictionnaire démographique multilingue (sec. éd. 1981)

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chapitres | Introduction | Généralités index 1 | Élaboration des statistiques démographiques index 2 | État de la population index 3 | Mortalité et morbidité index 4 | Nuptialité index 5 | Fécondité index 6 | Mouvement général de la population, reproduction index 7 | Mobilité spatiale index 8 | Démographie économique et sociale index 9
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La série des valeurs prises au cours du temps par une certaine variable (131-5) - ex. nombre mensuel des naissances - constitue ce qu’on appelle une série chronologique 1. L’examen d’une série chronologique permet parfois de distinguer une tendance 2, ou tendance générale 2, ou tendance à long terme 2, ou mouvement général 2, et de le dégager des variations 3, fluctuations 3, ou mouvements particuliers 3 qui s’y superposent. Lorsqu’un mouvement particulier se reproduit plus ou moins semblable à lui-même à intervalles à peu près réguliers, on dit qu’on a affaire à un mouvement périodique 4, ou mouvement cyclique 4. Le cas le plus usuel en démographie est celui des mouvements à périodicité annuelle, liés à l’alternance des saisons, d’où leur nom de mouvements saisonniers 5, ou variations saisonnières 5. Les irrégularités 6 qui subsistent lorsqu’on a rendu compte des mouvements susceptibles d’être définis constituent les variations résiduelles 6. On les appelle souvent variations accidentelles 6 pour marquer leur caractère imprévisible, et on peut y comprendre les perturbations 6 dues à des phénomènes exceptionnels, à une mobilisation par exemple. Lorsque le nombre des observations est relativement faible, tout ou partie des irrégularités qui se manifestent dans une série numérique, peuvent parfois être attribuées à l’intervention du hasard : on dit alors qu’on se trouve en présence de variations aléatoires 7, ou fluctuations aléatoires 7.

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On éprouve parfois le besoin de substituer à une série de données (cf. 130-2) résultant de l’observation, une série de valeurs plus régulière, dite ajustée 1. Le principe de l’ajustement 1, ou lissage 1, consiste à faire passer une courbe régulière, au plus près de l’ensemble des points représentatifs de la série brute (131-1*). Dans l’ajustement graphique 2, la courbe est tracée au jugé; dans l’ajustement analytique 3, elle représente une certaine fonction préalablement choisie, dont les paramètres sont déterminés algébriquement, par exemple par la méthode des moindres carrés 4, qui consiste à rendre minimale la somme des carrés des écarts des observations à la courbe d’ajustement. Parmi les autres méthodes mathématiques d’.ajustement, mentionnons celles qui font usage de la moyenne mobile 5, pondérée ou non, et du calcul des différences finies 6. Certains procédés d’ajustement peuvent être utilisés pour l’interpolation 7, c’est-à-dire pour la détermination de points intermédiaires entre des points connus, ou pour l’extrapolation 8, c’est-à-dire pour la détermination de points situés hors du champ d’observation.

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On observe fréquemment une tendance des personnes interrogées à donner leurs réponses en nombres ronds 1. Ce phénomène est connu sous le nom d’attraction des nombres ronds 2, et s’étend à d’autres nombres attractifs 3 qu’aux multiples de 10, par exemple aux multiples de 5 ou à certains nombres pairs. On peut l’étudier à l’aide d’indices d’attraction 4 (cf. 132-4).

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Les valeurs numériques des fonctions démographiques (cf. 432-2 et 634-2) sont généralement présentées sous forme de tables 1 : p. ex. tables de mortalité (432-1), tables de nuptialité (522-1), tables de fécondité (639-2). On distingue les tables du moment 2, fondées sur des observations recueillies pendant une certaine période, d’ordinaire assez étroitement limitée, et les tables de cohorte 3, ou tables de promotion 3, ou tables longitudinales 3, fondées sur l’observation d’une cohorte (116-2) tout au long de son existence. Les tables de génération 3 constituent un cas particulier des tables de cohorte. Dans les tables à extinction multiple 4, plusieurs événements non renouvelables (201-4) interviennent simultanément, premier mariage (514-8) et mortalité des célibataires par exemple; les plus courantes de ces tables sont les tables à double extinction 4. Les tables perspectives 5 donnent des valeurs numériques des fonctions démographiques, probabilité de survie (431-6) par exemple, directement utilisables pour le calcul de perspectives (cf. 720-2).

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Lorsque les données disponibles ne permettent pas de préciser avec exactitude la valeur d’une quantité, on peut parfois estimer 1 celle-ci avec une plus ou moins grande précision. L’opération correspondante est dénommée estimation 2, et son résultat, ou valeur estimée 3, est souvent appelé également estimation 3 de la valeur en cause. Fréquemment employé comme synonyme d’estimation, le mot évaluation 4 s’applique aussi à des valeurs plus conjecturales, ne reposant parfois sur aucune donnée digne de foi, et n’ayant pour mérite que d’indiquer l’ordre de grandeur 5 de la valeur envisagée.

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Pour illustrer un exposé, on peut recourir à divers modes de représentation graphique 1 : la démographie fait grand usage de diagrammes 2, ou graphiques 2, et de cartogrammes 3,ou cartes statistiques 3. Elle utilise aussi des schémas 4, figures simplifiées qui ne visent qu’à éclairer un exposé, sans prétendre représenter fidèlement la réalité. Un graphique dont l’un des axes dgraphique semi-logarithmique 5; mais il est souvent improprement dénommé graphique logarithmique 5. Dans un véritable graphique logarithmique 6, les axes sont tous les deux porteurs d’échelles logarithmiques; pour éviter toute confusion, il peut être bon de préciser alors : graphique double-logarithmique 6. Pour représenter les distributions (144-1), on utilise, entre autres : le polygone de fréquence 7, obtenu en joignant successivement par des segments rectilignes les points figuratifs des fréquences (144-3) de classe; l’histogramme 8, où chaque fréquence de classe est figurée par la surface d’un rectangle ayant pour base l’intervalle de classe (cas des variables continues (143-1); le diagramme en bâtons 9, où chaque fréquence de classe est figurée par un segment de longueur proportionnelle à cette fréquence (cas des variables discrètes - 143-3).

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