L'équipe Demopaedia sera présente à la Conférence internationale sur la Population de Busan.
Si vous vous rendez à cette conférence, venez assister à notre communication orale qui aura lieu le mardi 27 août de 15h30 à 17h00 (Bexco, pièce 213, Glass Hall, 2e étage). Le nouveau dictionnaire coréen sera également présenté lors d'une conférence organisée par la Fédération coréenne de planification familiale (PPFK) sur "les questions de population & de l'aide publique au développement" (ouverte à tous) à 19h00 (Bexco, pièce 110).

Vous pouvez télécharger les volumes français, anglais, italien, thaï en différents formats électroniques ou les commander sur papier à prix coûtant.

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De Demopædia
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Limite de responsabilité : Les définitions proposées dans le dictionnaire ont fait l'objet d'un large consensus parmi les démographes mais ne sont pas obligatoirement approuvées par les Nations Unies.

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Introduction à Demopædia | Mode d'emploi | Téléchargements
Préface | Index général | Introduction
Chapitres : 1. Généralités (index du chapitre 1, pages : 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16)
2. Élaboration des statistiques démographiques (index 2, 20, 21, 22, 23)
3. État de la population (index 3, 30,31, 32 | 33 | 34 | 35)
4. Mortalité et morbidité (index 4, 40, 41, 42, 43)
5. Nuptialité (index 5, 50 | 51 | 52)
6. Fécondité (index 6, 60, 61, 62, 63)
7. Mouvement général de la population, reproduction (index 7, 70, 71, 72, 73)
8. Mobilité spatiale (index 8, 80, 81)
9. Démographie économique et sociale (index 9, 90, 91, 92, 93)


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On répartit parfois la population d’après les langues1 parlées, voire d’après les dialectes2, qui sont des variétés des langues principales. On distingue alors fréquemment la langue maternelle3, dans laquelle l’individu a appris d’abord à parler, et la langue usuelle4, dans laquelle il s’exprime habituellement. Cette distinction n’élimine toutefois qu’une partie des difficultés que présente le classement des individus bilingues5, ou plus généralement plurilingues5. Les statistiques correspondantes sont appelées statistiques linguistiques6.

  • 1. Langue, s.f. - linguistique, s.f. : étude historique et comparative des langues; ff. adj. relatif à l’étude scientifique des langues.
    Le mot idiome est parfois utilisé pour désigner une langue d’extension limitée.
  • 2. Dialecte, s.m. - dialectal, adj.
    En linguistique, on appelle parler (s.m.), un dialecte qui n’est utilisé que d’une façon très localisée.
    En France, on appelle patois (s.m.) un dialecte ou parler qui n’est plus employé que par les ruraux.
  • 5. Bilingue, adj. - bilinguisme, s.m.

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On appelle statistiques confessionnelles1, ou statistiques cultuelles1, des statistiques établies d’après les croyances religieuses des individus. On y distingue généralement, au sein des grandes religions2, les principaux cultes3, et parfois les rites4 et les sectes5. Un individu qui ne se réclame d’aucune religion, peut se déclarer soit libre penseur6, soit athée6.

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La population est souvent classée d’après son degré d’instruction1. Les personnes ayant atteint un certain âge qui savent lire et écrire forment le groupe des alphabètes2 (néol.); les autres sont appelées analphabètes3. Les statistiques suivant le degré d’instruction4 peuvent comporter un classement d’après la durée des études5, ou durée de scolarité accomplie5, ou d’après l’âge en fin d’études6. On peut aussi établir un classement par diplômes7 obtenus, classement qui dépend de l’organisation de l’enseignement8 dans les pays en cause.

  • 3. Analphabète, adj. ff. s.m. - analphabétisme, s.m.
    On a parfois employé le mot illettré pour désigner les individus ne sachant pas à la fois lire et écrire.

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Le système d’enseignement1 ou système éducatif1 est l’ensemble des institutions qui dispensent un enseignement. Elles peuvent être publiques ou privées d’où la distinction entre enseignement public2 et enseignement privé3. On distingue l’enseignement préprimaire4, puis trois degrés d’enseignement5, dénommés, dans l’ordre des difficultés croissantes, enseignement du premier degré6, ou enseignement primaire6, enseignement du second degré7, ou enseignement secondaire7, subdivisé en deux cycles8, enseignement du troisième degré9 ou enseignement supérieur9, lui-même subdivisé en deux niveaux10 suivant qu’il aboutit ou non à un grade universitaire11; celui-ci peut être un premier grade ou un grade supérieur. Dans le second degré ou le premier niveau du troisième degré, l’enseignement dispensé peut être un enseignement technique12.

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Les diverses catégories d’établissements d’enseignement1, et leurs dénominations, dépendent de l’organisation de l’enseignement dans chaque pays. L’enseignement préprimaire (343-4) est assuré par les écoles maternelles2; les trois degrés d’enseignement mentionnés ci-dessus (§ 343) sont généralement dispensés dans des établissements respectivement dénommés : écoles primaires3, ou écoles élémentaires3, établissements secondaires4, et universités5; à côté de ces dernières peuvent exister des grandes écoles6. L’enseignement technique (343-12) est donné dans les centres d’apprentissage7, les écoles techniques8, les écoles supérieures techniques9, les instituts techniques10 et les instituts pédagogiques 11★.

  • 2. École, s.f. - scolaire, adj.
  • 5. Université, s.f. - universitaire, adj.

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Le mot classe1 peut désigner un groupe d’élèves2 instruits simultanément par le ou les mêmes maîtres3. Le mot classe4 peut aussi désigner une salle de classe4, c’est-à-dire une pièce aménagée pour recevoir une classe au sens précédent. On emploie encore le mot classe5 pour désigner un ensemble d’élèves parvenus au même niveau d’instruction, et auxquels sont dispensés, pendant l’année scolaire, les cours correspondant à une certaine année5 d’enseignement. Les jeunes gens qui s’instruisent dans une université (344-5) sont appelés des étudiants6.

  • 2. Le mot écolier ne s’emploie que pour les enfants suivant l’enseignement du premier degré (343-6). Le mot élève s’applique à tout individu suivant les cours d’une école (344-2*). Dans l’enseignement supérieur (343-9), en particulier, on n’appelle généralement pas étudiants les élèves des grandes écoles (344-6).
  • 3. Appelés instituteurs ou professeurs des écoles dans l’enseignement primaire (343-6), et professeurs dans les enseignements secondaire (343-7) et supérieur (343-9).
  • 5. Noter qu’en France, il est d’usage de numéroter les classes de l’enseignement secondaire en commençant par le niveau le plus élevé (ordre de préséance), et les années en commençant par le niveau le plus faible (ordre chronologique).

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Les statistiques scolaires et universitaires1 distinguent généralement l’effectif scolaire inscrit2, ou population scolaire2, et l’effectif scolaire présent3 à une certaine date, ce qui permet d’étudier la fréquentation scolaire4. Dans certains pays, les enfants sont soumis à l’obligation scolaire5 entre certaines limites d’âge; l’expression âge scolaire6 (cf. 323-8) y revêt alors volontiers le sens d’âge de scolarité obligatoire6, et l’on y considère fréquemment l’effectif d’âge scolaire obligatoire7, ou population d’âge scolaire7.

  • 4. Il semble qu’on devrait réserver l’expression taux de scolarisation pour désigner le rapport de l’effectif inscrit à l’effectif d’âge scolaire, et dénommer taux de fréquentation scolaire le rapport de l’effectif présent à l’effectif inscrit.
    Scolarisation, s.f. - scolariser, v.t. : amener à s’instruire dans des écoles -scolarisable, adj. : susceptible d’être scolarisé.

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L’ensemble des études se fait par année d’étude, de l’entrée dans la plus petite classe de l’enseignement élémentaire à la cessation des études. Sauf décès ou maladie grave, la cessation des études1 ne se produit qu’après la scolarité obligatoire, lorsque celle-ci existe, en droit et en fait; la fréquence de la cessation d’études au cours ou à l’issue d’une année d’études, se mesure par la probabilité de cessation des études2, analogue à un quotient de mortalité ; son complément à un est la probabilité de poursuite des études3. La série des probabilités de cessation des études constitue une table de sortie du système d’enseignement4 ; elle permet de calculer le nombre moyen d’années d’études5 ou durée moyenne des études5. À la fin de chaque année d’études, les élèves ou étudiants qui n’abandonnent pas leurs études peuvent redoubler ou passer dans la classe au dessus ou l’année d’études suivante, avec ou sans changement d’orientation6. Du classement de ces élèves ou étudiants suivant leur destin, on tire, entre autres, la fréquence de redoublement7 de l’année d’études considérée.

  • 7. Redoublement, s.m. - redoubler, v.t.

* * *

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Préface | Index
Chapitres : Introduction | 1. Généralités (index du chapitre 1) | 2. Élaboration des statistiques démographiques (index 2) | 3. État de la population (index 3) | 4. Mortalité et morbidité (index 4) | 5. Nuptialité (index 5) | 6. Fécondité (index 6) | 7. Mouvement général de la population, reproduction (index 7) | 8. Mobilité spatiale (index 8) | 9. Démographie économique et sociale (index 9)
Pages : 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 20 | 21 | 22 | 23 | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 40 | 41 | 42 | 43 | 50 | 51 | 52 | 60 | 61 | 62 | 63 | 70 | 71 | 72 | 73 | 80 | 81 | 90 | 91 | 92 | 93